Les statuts de 1571 codifient les relations entre utilisateurs des vastes pâturages du vallon. Au début de l'hiver, les familles reviennent à Zinal manger le foin stocké en période estivale. L'histoire et les lois de cette communauté à la fois éphémère et cyclique fascine les historiens et ethnologues, retrouvez les références des publications sur la page des liens. Le patrimoine premier de la société de Zinal s'inscrit dans les 450 ans de son histoire écrite, qui succède aux usages ancestraux. La mémoire et les archives de ceux qui ont dompté et transmis cette terre farouche sont le patrimoine principal.

Les anciens papiers d'avant 1934, dont les statuts de 1571 sont déposées aux archives cantonales. Les archives de l'ère administrative depuis 1950, une cinquantaine de classeurs fédéraux, sont déplacées dans deux armoires sur la tribune supérieure de la chapelle depuis la réfection du clocheton en été 2020.

Les alpages de Barneusa, Cottier, Tracuit, Lirec, Arpitettaz, La Lée, Singlinaz et Sorebois, dans les parties supérieures du vallon, appartiennent à des privés ou d'autres consortages regroupant les descendants des estivants d'autrefois. Toutes ces petites communautés œuvrent à la mise en valeur du vallon de Zinal.

Les forêts du vallon de Zinal

La plupart des forêts en amont de Mottec appartiennent au consortage de Zinal, le triage d'Anniviers gère le patrimoine forestier. L'exploitation des 290 hectares de forêt protectrice couvre ses frais grâce aux subventions et ne rapporte rien au propriétaire.

Curiosité juridique héritée de l'histoire: le bois des forêts du vallon appartient au consortage, même sur le territoire des alpages privés.

Le Belvédère

Le Belvédère est un gros affleurement rocheux dans la forêt face au village. Les responsables du tourisme ont installé une table de pique-nique et des drapeaux sur ce point de vue privilégié. Le rocher de cinquante mètres est fendu dans toute sa largeur, des voies d'escalade sont aménagées dans ce jardin naturel. Le comité a fait part au service forestier de sa volonté de procéder à une coupe de bois pour mettre en valeur cette curiosité.

Les fours à chaux de Bouillet

On profitait du calcaire tombé de l'épaule des Diablons et du bois de la forêt proche pour faire de la chaux dans des fours creusés à même le terrain consolidés par des empierrements. Cette place et les rives de la Navizence jusqu'à Pralong ont subi des dégâts lors de la crue de 2018. Le chemin bordant la rivière jusqu'aux fours a été emporté, le passage est restauré.

La fontaine de Pralong

On trouve à la sortie sud du hameau de Pralong une fontaine double. Ici, un robinet dispense l'eau de la source de Zinal gérée par la commune d'Anniviers. L'autre côté est alimenté par une source proche qui fait l'objets de conventions croisées entre les forces motrices, le consortage, les propriétaires locaux et la commune qui entretient le point d'eau. Et le lampadaire du hameau.

La place de Singlinaz

Au bout de la route cantonale d'Anniviers se trouve la place de Singlinaz, ultime goudron avant le vaste territoire de montagne du haut vallon de Zinal. Goudronnée en 2008 par la commune d'Ayer devenue commune d'Anniviers, qui gère et utilise les lieux contre le prix d'un vitrail pour la chapelle de Zinal. La place sert désormais principalement de parking payant pour les adeptes des loisirs en montagne. Le consortage reçoit une location pour l'utilisation du terrain par la commune.

La mare aux grenouilles

Lors des corvées des Viés, une équipe entretient la barrière qui protège un petit étang au bord de la rivière près de la place de Singlinaz. Chaque printemps, les grenouilles du vallon s'y réunissent et déposent leurs oeufs fécondés dans ces eaux. Les tétards s'y développent les mois suivants.

La barrière a été rénovée en 2021, au printemps 2022, un panneau explicatif sera posé pour informer et mieux protéger cet écosystème lié aux sources et étangs de la Tzoucdana.